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Au lendemain de l’attaque à l’aéroport d’Orly, le profil et le parcours de l’assaillant, tué par la patrouille Sentinelle après avoir tenté de leur dérober une arme, continuent de poser question.Ce Français de 39 ans, défavorablement connu des services de police et remarqué pour sa radicalisation en prison en 2012, avait fait l’objet d’une perquisition dans le cadre de l’état d’urgence en 2015 qui n’avait rien donné. Il n’était donc pas suivi par les services de renseignement.Avait-il prévu de longue date de passer à l’acte ou son contrôle routier au petit matin a-t-il précipité les choses ? Samedi 18 mars, un peu avant 7 heures, il avait en effet été contrôlé à un barrage, avant d’ouvrir le feu sur les policiers qui ont tiré en riposte. Il aurait alors été blessé, selon les déclarations de la femme à qui il a volé une voiture, un quart d’heure avant son entrée à Orly.Pas le parcours classique des terroristes djihadistesSamedi soir, le procureur de la République de Paris a évoqué « une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur qui va visiblement crescendo ». L’enquête a été ouverte pour « tentative d’homicide (…) en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. »Entretien : Attaque d’Orly : « On a un gros travail d’identification de la menace à réaliser »Mais l’homme est loin d’avoir le parcours habituel des terroristes djihadistes. Certes, il a déclaré aux militaires être « là pour mourir par Allah » et un Coran a été découvert dans son sac, mais aucun lien avec Daech n’était établi, dimanche 19 mars.« Un gros travail de criblage à réaliser »Quelques grammes de cocaïne ont été retrouvés au domicile de cet homme qui avait par ailleurs ses habitudes dans un bar de quartier. « Mon fils n’a jamais été un terroriste », a témoigné son père à l’issue de la garde à vue.Les analyses toxicologiques réalisées dimanche 20 mars à l’issue de l’autopsie de l’assaillant ont d’ailleursmis en évidence un taux d’alcoolémie de 0,93 gramme par litre de sang et la présence de cannabis et de cocaïne.« Il semblerait que l’on soit face à un bandit avec un fond d’islamisme qui, probablement blessé et se sachant recherché, a tenté si l’on peut dire de “sortir par la grande porte”, avance Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du Syndicat des commissaires de la police nationale. Cela montre une nouvelle fois qu’il faut s’intéresser à tout le monde et que l’on a un gros travail de criblage et d’identification à réaliser. »