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LEFASO.NET | Par Oumar OUEDRAOGO • samedi 25 mars 2017 à 17h28min

Il se tient, du 24 au 26 mars 2017, à Kouba, sortie sud de la capitale du Burkina, la 26èmeJalsaSalana de la Jama’at Islamique Ahmadiyya du Burkina autour du thème : « Pour une nécessaire solidarité entre les religions afin de contrer l’expansion du terrorisme ». La cérémonie d’ouverture de cette retraite spirituelle, intervenue dans la soirée de ce vendredi, 24 mars 2017, a vu la présence du vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara ; du ministre de la justice, des droits humains, de la promotion civique, garde des sceaux, René Bagoro et de celui de la communication, porte-parole du gouvernement, Rémis FulganceDandjinou.

« L’islam a toujours a été une religion de paix. Aucune religion ne peut être terroriste, ce n’est pas possible », vice-président de l’Assemblée nationale, Bénéwendé Stanislas Sankara

Plusieurs sous-thèmes (http://lefaso.net/spip.php?article76263) seront scrutés au cours de ces trois jours de réflexion. « Si nous sommes musulmans, nous sommes tous astreints à défendre les valeurs de paix », souligne le président du comité d’organisation, Abdouramane Diallo, dès l’ouverture de cette 26èmeconférence annuelle.

Pour M. Diallo, il n’y a pas une religion au monde qui prône de tuer son prochain. D’où la nécessité, indique-t-il, de séparer « terrorisme » et « religion ». Il déplore que dans la fièvre des attaques, l’on passe de la qualification de « attaques terroristes » aux « attaques djihadistes » puis, « attaques islamiques ».Ce qui sème la confusion au sein de l’opinion publique entre terrorisme et islamisme. A en croire Abdouramane Diallo, le « jihad » n’a jamais signifié aller faire la guerre, mais plutôt faire un effort pour le bien. De son avis, le distinguo permettra de favoriser une synergie d’action contre ces violences.

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, représentant le président de l’Assemblée nationale, parrain de l’activité, a confié avoir été captivé dès son entrée sur le site, par le slogan de la communauté : « l’Amour pour tous, la haine pour personne ». Pour lui, quand il y a l’amour, il n’y a pas de haine, quand il n’y a pas de haine, il n’y a pas de terrorisme. « L’islam a toujours été une religion de paix. Aucune religion ne peut être terroriste, ce n’est pas possible », persuade le vice-président de l’Assemblée nationale, relevant que depuis 26 éditions, la communauté ahamdiyya a pu former l’homme ; l’homme au grand cœur, l’homme qui aime son prochain. Le représentant du parrain apprécie cette édition, « qui arrive à point nommé ».

Selon Me Sankara, de telles activités ne sont pas bénéfiques pour la communauté seulement, elles profitent à l’ensemble des femmes et hommes du Burkina. Selon lui, l’Assemblée nationale « espère surtout que ce discours de paix, ce discours d’appel à la cohésion sociale puisse être entendu et que, tous ensemble, nous nous mettions débout comme un seul homme contre le fanatisme et lutter contre le terrorisme ».

S’appuyant sur les propos d’un des responsables à l’organisation, Me Sankara souligne que dans aucune religion, on ne parle de terrorisme. ‘’Donc, le premier message (aux populations, ndlr), c’est de dire que nous devrons, nous-mêmes, faire très attention aux discours, aux messages et savoir que dans la religion, il n’y a que la paix. La religion doit être un tremplin pour cultiver la paix’’, invite le vice-président de l’Assemblée nationale.

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, lui, a dit son admiration pour la pertinence des thèmes avant de souhaiter que ce rendez-vous raffermisse la paix, la solidarité, la fraternité et le vivre-ensemble.‘’Quelle que soit la religion, le seul Dieu que nous prions est celui de paix et d’amour’’, fait observer le porte-parole du gouvernement.

Le représentant du Mogho Naaba a, quant à lui, prié pour le pays et invité chaque Burkinabè à la culture de la paix et de la tolérance. Dans cet ordre d’idée, il a aussi exhorté les parents à s’investir davantage dans l’éducation des enfants.

Prennent part à cette retraite spirituelle, dix mille participants venus des treize régions du Burkina, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Togo, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et du Pakistan.

O.L.O.

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